Projets de recherche

Informalité et insécurité

L’informalité, c’est-à-dire toutes formes d’action illustrant les transformations des modes traditionnels de régulation sociopolitique avec les outils d’élaboration et de mise en œuvre des politiques publiques, est fortement liée aux processus de mondialisation. Face à l’incertitude liée à ces remises en question de l’autorité de l’État, l’informel génère à la fois insécurité et opportunités politiques. Les réseaux informels se présentent sous deux grandes catégories : 1) les réseaux liés à la circulation illicite de biens, d’informations et de personnes (drogues, corruption, immigration clandestine, etc.) et 2) les réseaux liés au travail, au quotidien et à la consommation (le travail non-déclaré, les entreprises clandestines, les squats et bidonvilles, etc.). Ces réseaux ont leurs propres formes et règles à la fois en marge et au cœur de la régulation de l’État. La relation donc, entre le formel et l’informel, est fortement interdépendante.

La réflexion du VESPA sur l’informalité se fait en collaboration avec le Réseau international de recherche comparative sur l’informalité dans les métropoles (RECIM).

PROJETS :

Mis en oeuvre par le biais d’une subvention du Centre Metropolis du Québec, en partenariat avec Sécurité Publique Canada, pour un projet intitulé Informalité- Informality-Informalidad : Regards croisés sur les enjeux au Canada, États-Unis et Mexique. L’objectif de ce projet de mobilisation des connaissances est de construire deux instruments qui serviront de point de départ à la comparaison. À partir des résultats de recherches déjà effectuées par les chercheurs, un tableau de synthèse et un glossaire sont constitués afin d’exposer pour chacun des pays : 1) quels sont les types d’informalité, 2) quels sont les travaux de recherche existants sur l’informalité, 3) quels termes sont utilisés pour décrire l’informalité et quelle charge normative est associée à ces termes (le glossaire servira donc à la fois à traduire les termes en trois langues, mais aussi et surtout, recenser le sens positif ou négatif associé aux termes utilisés, le choix du vocabulaire mobilisé par les programmes gouvernementaux, et le contexte épistémologique de ces termes dans la recherche scientifique), et 4) quel traitement médiatique est fait de l’informalité.

PUBLICATIONS EN LIEN AVEC CE SUJET : 

De Alba, F. y J.A. Boudreau. (2011)." Acción Política, Informalidad y Metrópolis Móviles : Una Reflexión Epistemológica de lo Político" Reflexion Politica UNIVERSIDAD AUTONOMA DE BUCARAMANGA. Ano 13 no 25.

Boudreau, Julie-Anne et Felipe de Alba (2011) « The figure of the hero in cinematographic and urban spaces : Fear and politics in Ciudad Juarez ». In Emotion, Space and Society, Vol. 4 no 2, p. 75-85.

De Alba, F. y J.A. Boudreau. (2011)." Acción Política, Informalidad y Metrópolis Móviles : Una Reflexión Epistemológica de lo Político=1466]" Reflexion Politica UNIVERSIDAD AUTONOMA DE BUCARAMANGA. Ano 13 no 25. - See more at : http://www.labovespa.ca/fr/publicat...
  • De Alba, F. y J.A. Boudreau. (2011)." Acción Política, Informalidad y Metrópolis Móviles : Una Reflexión Epistemológica de lo Político=1466]" Reflexion Politica UNIVERSIDAD AUTONOMA DE BUCARAMANGA. Ano 13 no 25.
  • - See more at : http://www.labovespa.ca/fr/publicat...
  • De Alba, F. y J.A. Boudreau. (2011)." Acción Política, Informalidad y Metrópolis Móviles : Una Reflexión Epistemológica de lo Político=1466]" Reflexion Politica UNIVERSIDAD AUTONOMA DE BUCARAMANGA. Ano 13 no 25.
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