Projets de recherche

Constructions identitaires et territorialités des jeunes des quartiers populaires et d’immigration : une comparaison entre Montréal et la banlieue parisienne

Constructions identitaires et territorialités des jeunes des quartiers populaires et d’immigration : une comparaison entre Montréal et la banlieue parisienne. CRSH subvention Savoir 2013-2016

Nous proposons une enquête comparative sur la production de la culture juvénile dans des quartiers populaires et d’immigration, à partir de l’expérience de jeunes (16-25 ans) de quatre quartiers en région parisienne (Corbeil-Essonne et Évry) et à Montréal (Saint-Michel et la Petite-Bourgogne).

Prenant acte de la littérature et des débats publics sur la jeunesse des quartiers populaires et d’immigration, sans remettre en cause les processus de précarisation/désaffiliation/déqualification qui affectent ces espaces, cette recherche entend proposer un autre éclairage sur ces transformations : plutôt que de regarder les phénomènes de désintégration ou de dérégulation, il s’agira de se demander ce qui se (re)construit, ce qui permet la production d’identités et de culture, en (1) mettant à jour les contre-discours des jeunes face aux discours dominants sur leur anomie ; (2) analysant les histoires collectives qu’ils construisent pour eux et entre eux ; (3) appréhendant les relations de pouvoir, les conditions contraignant ou favorisant la citoyenneté et la participation politique des jeunes. Pour y arriver, nous proposons trois axes de réflexion : (a) le processus de construction identitaire des jeunes et ses territorialités, entendu comme la formation de la mémoire collective et de la culture locale par les jeunes ; (b) les rapports de cette construction au politique, entendu comme la façon dont les jeunes se construisent comme acteurs politiques, comme citoyens avec leur légitimité propre, mais aussi dans leur rapport aux institutions locales ; et (c) les rapports de genre, qui contribueront eux aussi à déplacer la focale de la recherche vers une compréhension plus près du quotidien de la majorité de la population jeune et à saisir en quoi les rapports sociaux de sexe structurent les territoires. Notre méthodologie allie les outils de l’histoire orale, de la géographie critique et de la sociologie. Nous réaliserons à la fois des observations ethnographiques, des entretiens sous différentes formes, enregistrés ou non, des récits de vie et des ateliers permettant aux jeunes de cartographier et de communiquer leur territorialité, celle de leur quartier et de la ville au-delà. En partenariat avec des organismes communautaires des quatre quartiers, nous réunirons des équipes de jeunes auprès desquels nous collecterons des récits de vie et avec lesquels nous conduirons des ateliers de mémoire collective d’une durée de dix semaines, qui mèneront à la production d’« audioguides », mais aussi de photos, vidéos et cartes, autant de matériaux qui seront ensuite analysés.

 Participeront à cette recherche : J.-A. BOUDREAU (chercheure principale, INRS, VESPA), S. HIGH (U. Concordia), C. CARDI (U. Paris VIII), M.H. BACQUÉ (U. Paris X), G. DESROSIERS-LAUZON (UQAM, VESPA), D. AUSTIN (Abbott College), Martin Lamotte (INRS, VESPA), Lamence Madzou

VESPA en 360 Nouveautés

09.2013 | Danielle Labbé et Julie-Anne Boudreau

colloque Inter-Asian Connections IV- 3 -5 octobre

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04.2012 | Reportage de Marilena Liguori

‘Mange ta ville’ : ‘Toronto a la Cart’ et la promotion de la diversité ethnoculturelle

Toronto se vante d’être « une des villes les plus multiculturelles dans le monde ». D’un point de vue démographique, ceci semble être vrai car environ la moitié de sa population est née à l’étranger et plus de 140 langues et dialectes y sont parlées¹. Mais est-ce la présence d’immigrants qui rend une ville « multiculturelle » ? Qu’est-ce que cette auto-proclamation veut dire pour la ville de Toronto ?

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12.2009 | Reportage de Julien Rebotier

Paysage urbain et relations socio-spatiales à Caracas

A l’échelle de l’agglomération, le paysage urbain de Caracas présente les particularités d’une mosaïque socio-économiques dans une vallée intra-montagneuse située à environ 1000 mètres d’altitude au sud de la chaîne de l’Avila, qui s’élève en arrière-plan des photos 1 et 2, et qui sépare la ville de la mer Caraïbes.

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