Projets de recherche

Pour une épistémologie de l’urbanité

Nous vivons dans un monde urbain. Cet ensemble historiquement situé et géographiquement inégal de conditions a un impact profond sur le processus socio-politique puisqu’il transforme radicalement notre rapport à l’espace, au temps et aux affects, tout en changeant les structures d’interactions sociales et l’organisation politique et économique du monde.

Les outils heuristiques des sciences sociales occidentales, développés dans le but d’analyser l’État-nation « formel » tout au long du 20e siècle, sont inadéquats pour comprendre les nombreuses formes d’engagement politique qui ne cadrent pas dans nos catégories traditionnelles. Il nous semble plus pertinent de travailler à partir d’une épistémologie de l’urbanité, c’est-à-dire de produire du savoir en imitant le rapport au temps, à l’espace et aux affects qu’ont les gens « ordinaires » dans leur vie quotidienne. Ceci veut dire travailler à partir de pratiques de comparaison vernaculaire et se centrer sur les interactions moins visibles (certains diraient « informelles »). Au VESPA, l’informel n’est pas simplement un objet d’étude, mais également et surtout une manière de voir et d’analyser. Ceci veut dire, par exemple, travailler avec des catégories fluides et dynamiques, mettre au défi la causalité linéaire et utiliser les pratiques informelles comme pilier conceptuel pour mieux saisir le processus politique « formel ». Ainsi, des pratiques de négociation, des relations esthétiques et l’improvisation sont autant de pratiques qui portent un éclairage prometteur sur l’action politique.

VESPA en 360 Nouveautés

12.2009 | Reportage de Julien Rebotier

Paysage urbain et relations socio-spatiales à Caracas

A l’échelle de l’agglomération, le paysage urbain de Caracas présente les particularités d’une mosaïque socio-économiques dans une vallée intra-montagneuse située à environ 1000 mètres d’altitude au sud de la chaîne de l’Avila, qui s’élève en arrière-plan des photos 1 et 2, et qui sépare la ville de la mer Caraïbes.

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09.2013 | Danielle Labbé et Julie-Anne Boudreau

colloque Inter-Asian Connections IV- 3 -5 octobre

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04.2012 | Reportage de Marilena Liguori

‘Mange ta ville’ : ‘Toronto a la Cart’ et la promotion de la diversité ethnoculturelle

Toronto se vante d’être « une des villes les plus multiculturelles dans le monde ». D’un point de vue démographique, ceci semble être vrai car environ la moitié de sa population est née à l’étranger et plus de 140 langues et dialectes y sont parlées¹. Mais est-ce la présence d’immigrants qui rend une ville « multiculturelle » ? Qu’est-ce que cette auto-proclamation veut dire pour la ville de Toronto ?

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